Historique
Tout commença au début des années1980,
avec un groupe de sportifs pratiquant la course à pied; ils affichaient leur
sportivité et leur appartenance beauceronne sous le nom de « Jarrets
noirs olympiques » et se regroupaient certains jours de la semaine, à
l’occasion de courses et de randonnées pédestres. Sans doute, quelques-uns
d’entre eux découvrirent-ils que la bicyclette pouvait ménager l’usure de leurs
rotules et de leurs talons… mais l’histoire ne le dit pas!
Comme dans les Mousquetaires d’Alexandre
Dumas, ils furent d’abord trois (Jacques Lapierre, Richard Larochelle,
Jean-Claude Caron), avant l’arrivée d’un quatrième (Martin Sirois), à
enfourcher leur vélo. Chaque lundi soir, de randonneurs ces « quatre
mousquetaires » devinrent donc cyclistes.
Ce passage de la motricité pédestre à la
motricité cycliste eut comme effet rapide d’accroître le nombre de
participants; ceux-ci furent bientôt dix, puis vingt; et l’engouement augmentant, s’ajoutèrent d’autres sorties
hebdomadaires en vélo, d’abord celles
des fins de semaine (principalement
à l’extérieur), puis celles du
mercredi soir.
La fidélité des participants et la
régularité des sorties créèrent alors la nécessité de mettre en place une
organisation, efficace quoique embryonnaire à ses débuts. Vers 1982-83 fut donc
officiellement constitué le club « Sur deux roues Beauce inc. »;
suivirent la rédaction des règlements généraux (ou statuts), la tenue des
réunions de début et de fin de saison, la publication d’un calendrier annuel
des sorties ( les lundis et mercredis), etc.
Mais que dire de l’élaboration du logo du
club? Si son histoire est rocambolesque, elle est aussi teintée de l’esprit
chevaleresque et créatif de nos pionniers. Imaginez donc qu’en route vers
Québec, en vue d’une négociation avec le fournisseur de notre premier maillot
(aux couleurs bleu et jaune), nos deux émissaires (Claude Quirion et Martin
Sirois, excusez cette indiscrétion!) se rendirent soudain compte que personne
n’avait pensé au logo. Il fallait donc vite réparer l’oubli; alors, avec un
surligneur et sans gomme à effacer, Claude et Martin, s’improvisent
dessinateurs; sur un bout de papier sont dessinées les deux roues d’un vélo (au
moyen d’un vingt-cinq sous!), un cycliste se profile sous la forme d’un S, une
sacoche est accrochée à la roue arrière à la place d’un dérailleur…
Sans mettre en doute le talent de nos deux valeureux
représentants, force est de constater que le graphisme a fait bien des progrès
depuis cette époque; néanmoins, nous assumons cet identifiant visuel né dans
l’improvisation et nous continuons à l’afficher fièrement et sportivement.